Relancer le processus de paix israélo-palestinien

 

La conférence internationale  que la France promet d’organiser à Paris l’automne prochain s’annonce difficile à mettre en oeuvre pour relancer le processus de paix israélo-palestinien. Il serait fastidieux d’énumérer tous les obstacles. La visite de Manuel Valls dimanche en Israël a mis en exergue le plus irréductible : la réticence de « BB » soutenu par une opinion israélienne en rang serré derrière son Premier ministre. Le discours de Nétanyahou devant Manuel Valls a été clair ce lundi 23 mai : « La paix ne résulte pas de conférences internationales dans le registre des Nations Unies… Elle ne se réalise pas à travers des diktats internationaux ou des regroupements de pays qui cherchent à décider de notre destin et de notre sécurité alors qu’ils n’ont aucun intérêt direct. »

Pourtant, Manuel Valls n’avait pas ménagé sa peine en  multipliant les messages de soutien en direction de l’Eta hébreu, se présentant comme « un ami », enjoignant les pays arabes n’ayant  pas reconnu Israël à le faire, déclarant que la France  » se préoccupe de la sécurité » d’Israël tout en déclarant à la presse palestinienne (Al Ayyam)  que « la colonisation doit cesser ». Complexes, les postures diplomatiques  ont été des plus classiques, trop classiques pour réussir à détourner l’attention des Israéliens de la politique intérieure : le retour de Lieberman au gouvernement comme ministre de la Défense a provoqué des remous, pas seulement chez les progressistes. Son prédécesseur Moïse Yaalon a estimé que « des éléments extrémistes et dangereux ont pris le contrôle du pays ». D’autres alertent dans la presse israélienne  sur le fait que le pays « est contaminé par les germes du fascisme ». Déclarations relayées par un ancien du Mossad…

Dans cette vie politique tourmentée, le Premier ministre israélien l’a martelé : il ne participera pas en l’état à une médiation internationale. Il a d’ailleurs informé Jean-Marc Ayrault de son rejet de l’initiative lors du voyage du ministre français des Affaires étrangères dans la région il y a 8 jours. De son côté, l’Autorité Palestinienne souhaite un dialogue indirect avec une présence internationale…

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Prochaine étape annoncée par la France : la première réunion à Paris le 3 juin de cette initiative française.

 

Jérémie Berrebi, a french story in B’nai Brak

Jérémie Berrebi ne touche pas terre. Est-ce parce qu’il a récemment baptisé sa nouvelle société de conseil « Magical Capital » ? Un nom qui augure bien des tours de baguette  magique dans l’univers des start up. Un nom prophétique pour désigner la dynamique nouvelle qui l’anime depuis qu’il a repris son indépendance. Après avoir investi pour Xavier Niel, avec lequel il a fondé Kima Ventures, une holding d’investissements high tech début 2010, il annonce voici quelques mois qu’il réorganise son fonds d’investissements cette fois-ci sans le patron de Free (aujourd’hui, Xavier Niel se lance dans une autre aventure avec Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, ils ont lancé Mediawan en Bourse ce vendredi)… En cette fin d’avril 2016, le voici dans son bureau à B’nai Brak, un bureau qui sent l’odeur du neuf.

« J’ai même fait poser des double-vitrages mais les klaxon s’entendent quand même », dit-il, interrompu par un bruit strident d’avertisseur qui le fait éclater de rire.

 

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Jérémie Berrebi, dans ses bureaux de Magical Capital avec Didier Long

Solide comme un roc, il fait même figure de Kotel pour les naufragés de la télévision publique qui viennent se lamenter mais aussi chercher de l’aide pour rebondir, tel Julien Lepers. L’ex-animateur de France Télévision est passé par là, dans ce même bureau il y a quelques jours.

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B’nai Brak, le quartier ultra-orthodoxe de Tel Aviv

 

Article et Post en cours…

 

 

Les anges de l’Histoire à Saumur

Saumur fête cette année les 20 ans du Livre et du Vin, où il est question  de l’Histoire.

Les cafés littéraires nous plongent au cœur de ce qui nous anime : la relation entre l’Orient et l’Occident et cette fascination qu’a l’un pour l’autre… l’autre étant indispensable pour se définir.

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Michaël de Saint Chéron et Olivier Weber au Café de la Bourse, Saumur 10 avril 2016

Un café littéraire où étaient invités Michaël de Saint Chéron pour son essai « Les écrivains français face à l’antisémitisme » (éditions Salvator ) et Olivier Weber pour son roman  « L’enchantement du monde »chez Flammarion.

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Il m’a bien fallu parler de la figure de l’Autre dans cette dialectique réunissant l’Orient et l’Occident depuis plus de 2000 ans. Une référence soulignée d’emblée par Michaël de Saint Chéron qui eut pour maître Emmanuel Lévinas (les entretiens qu’il tînt avec le philosophe, élève de Husserl, ont fait l’objet d’un livre : « Entretiens avec Emmanuel Lévinas, Paris 2006 éd. livre de Poche)

Avec une grande finesse d’analyse, Olivier Weber nous a emportés dans l’Empire Ottoman de 1470.

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Les primoromanciers Xavier Durringer et Olivier Bourdault avaient raconté leur conception de l’art de vivre lors du café littéraire précédent :

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L’ange convoqué par Walter Benjamin autrefois survole la ville arrimée à la Loire.

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Autoportrait : opérer l’image

Etre dans le monde ou ne pas être. Peut-être cette alternative conduit-elle à ce que certains veuillent opérer l’image ou plutôt leur image. Ceux qui se sentent exclus du monde ne peuvent  rien y construire. Alors, ils recourent à la chirurgie esthétique afin de se construire à défaut de bâtir pour le monde. Des scies, des marteaux, des scalpels : le chirurgien sculpte l’image et ceux qui y recourent cherchent un sens à leur vie. La conférence que je donnais hier en Bretagne portait sur le portrait : opérer l’image ?

En voici son intitulé : Miroir, mon beau miroir 

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Le thème : l’autoportrait, sous le titre de cette édition  « Très portrait(s) »

 

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L’image, miroir de nous-mêmes, est devenue objet d’adoration. L’opérer contribue-t-il à une conception particulière de l’homme dans un monde globalisé ? La conférence que j’ai donnée, associée à ma coauteure la chirurgienne Sylvie Poignonec, a emmené les auditeurs de l’amphithéâtre Victor Segalen, à la Maison du Livre de Bécherel, sur ce chemin de questions. Charmante  coïncidence, Victor Segalen (médecin, romancier, poète, ethnographe, sinologue, archéologue…) était l’aïeul de notre amie Diane Segalen…

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Photo de notre hôtesse devant l’amphithéâtre Victor Segalen

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Le pacte autobiographique

L’autoportrait aujourd’hui dit « selfie » est une image spontanée et instantanée. Sa facilité du fait de la technè n’enlève en rien à ce qu’il est : l’autoportrait a toujours paru comme une forme de journal intime, ce que Philippe Lejeune désigne comme le « pacte autobiographique ». Et il le reste par essence. Il révèle l’extériorité de l’être dans la droite ligne de la ‘pensée du regard’ -au sens platonicien-. Les images sont des idoles (l’eidolon grec): elles véhiculent une forme d’adoration (de soi pour les selfies) et des messages, surtout selon les contextes. Ainsi les images en temps de guerre ont-elles un sens particulier. La femme dans la Grande Guerre est la femme fatale, sophistiquée, celle de l’Ange Bleu. Dans le contexte actuel, les jeunes filles se rêvent toutes en idoles et comptent leurs followers. Mondialisation des images et donc mondialisation des imaginaires. Mise  à distance de tout enracinement culturel pour réduire les corps à une surface d’images qui véhiculent la juvénilité et la performance : le corps mondialisé est mince, coloré, parfait. Notre exposé était un plaidoyer contre le catéchisme de la Barbie (et Ken) en même temps que l’élaboration d’une question : crise de la culture ? Le fait d’opérer son corps est devenu une pratique sociale. Chacun dans la salle entendait la chirurgienne décliner les instruments avec lesquels elle sculpte quotidiennement les os, recoud les chairs:  marteaux, burins, scies… dans les blocs opératoires. Cette pratique sociale pourrait-elle devenir un frein à la raison ?

Les 17 librairies de Bécherel

Après la conférence, nous étions invitées dans le bourg de Bécherel : 17 librairies pour 700 habitants, et nombre de livres dans les rues. Dès les premiers pas, rencontre avec Le premier homme…

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L’art du portrait à la française : Madame Vigée Lebrun, fille d’un aquarelliste, nous avait habitués aux portraits des princes apprêtés de la Cour à Versailles. Gustave Courbet avait lancé un mouvement avec son autoportrait aux yeux exorbités. Van Gogh l’avait suivi… L’esthétique de ce mouvement est fondée sur l’exploration méthodique du moi. Dans les rues, le fameux autoportrait de Courbet…

 

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Procès de l’ancien SS Hubert Zafke : un avertissement pour les générations futures

Les procès politiques ont comme particularité d’être exemplaires. L’exemplarité a pour fonction de poser une marque de référence pour le futur. Lundi 29 février, Hubert Zafke, 95 ans, a comparu devant les juges de Neubrandenburg.

 

Une douzaine de procédures …

Le dossier fait partie d’une douzaine de procédures encore en cours contre d’anciens SS, dont celle de Reinhold Hanning ancien garde d’Auschwitz comme Mr Zafke, jugé à Detmold depuis l’ouverture du procès ce 11 février 2016.

 

Hubert Zafke s’était engagé à 19 ans dans les Waffen SS. Ce fils de paysan avait rejoint le « service sanitaire » d’Auschwitz en octobre 1943. L’accusation lui reproche d’avoir été de garde à Birkenau lors de l’arrivée de 14 convois de déportés à la fin de l’été 1944 (entre le 15 août et le 14 septembre 1944), dont 3.681 occupants ont été immédiatement gazés. Il était probablement là lors de l’arrivée d’Anne Frank et sa famille puisque les Frank avaient quitté Westerbork le 2 septembre pour arriver à Auschwitz 3 jours après un voyage en train très éprouvant.

Ces poursuites 70 ans après la fin de la guerre  illustrent la volonté allemande que je qualifie de tardive de juger  « jusqu’au dernier » les criminels du IIIe Reich, après des décennies d’un bilan judiciaire quasi inexistant. Je dresse le bilan de cette « dynamique judiciaire tardive dans mon dernier livre intitulé « Bourreaux et survivants Faut-il tout pardonner ? » (Lemieux éditeur) page 86.  Page 97, je rappelle que 50 000  anciens criminels nazis ont bénéficié jusqu’en  2001  (date à laquelle le Bundestag vota une loi y mettant fin) de pensions militaires. Le comptable d’Auschwitz Oscar Gröning avait été condamné à 4 ans de prison en juillet dernier.

C’est l’ancien ministre de l’intérieur de RDA devenu avocat à succès Peter-Michael Diestel qui assure sa défense. Il habite près de Neubrandenbourg où il s’était installé avec sa famille. Le nonagénaire encourt de trois à quinze ans de prison pour « complicité de meurtres aggravés ».

A lire sur ce blog :

https://mariepierresamitier.com/2015/06/02/les-derniers-ss-echappent-a-la-justice/

https://mariepierresamitier.com/2015/04/23/oskar-groning-une-demande-de-pardon-historique-aux-victimes-de-lholocauste/

https://mariepierresamitier.com/2015/07/26/le-labyrinthe-du-silence-linterpretation-cinematographique-du-droit/

https://mariepierresamitier.com/2015/05/08/la-veritable-histoire-du-8-mai-1945/

Du toit de l’Europe

Les eurosceptiques pointent du doigt le chaos aux portes de l’Europe ce jeudi 3 mars 2016. A la frontière entre la Grèce et la Macédoine, des milliers de « migrants » (terme usité désormais pour désigner les immigrés) ont tenté de forcer les barbelés. La situation est tendue  dans toutes les zones frontalières européennes ; c’est la porosité de l’espace Schengen qui est en cause. Près du village d’Idomeni, ces milliers de migrants arrachent les grilles de fer pour passer en Europe et les policiers répliquent avec des gaz lacrymogènes, tandis que la Chancelière allemande attend, dit-elle, un sursaut européen lors du sommet européen prévu le 7 mars -consacré aux relations avec la Turquie. Une déclaration qui agace ceux qui se souviennent que la dame est à l’origine de ce chaos et de cette incitation des « migrants » à se précipiter en Europe et en Allemagne où elle s’est avancée au nom des Allemands à accueillir un million et demi de Syriens en un an. Cette annonce sollicite un certain pragmatisme. In concreto, Athènes réclame 450 millions d’euros d’aide à la Commission européenne et la France doit faire face au bidonville de Calais.

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Le toit de l’Europe, le Mont Blanc. (tout au fond à droite)

Des fatwas de la bien-pensance traumatisent ceux qui voudraient signaler leur inquiétude quant à la diffusion d’un chaos aisément contagieux.  L’Europe s’ancre dans des terres organisées, celles-ci sont le fruit de passions apaisées pour citer Braudel évoquant la France (L’identité de la France, 1986) : cette Europe, ce sont des paysages, des architectures, des pensées, des démocraties et c’est pour les Européens le sentiment d’appartenir à tout cela. Née de la réflexion pour citer Stefan Zweig (Appels aux Européens p. 111 éd. Omnia poche), l’Europe ne peut laisser la place à des décisions passionnées et doit rester attelée à la raison. L’Europe n’est pas originelle et instinctive. Elle porte la valeur de supranationalité qui induit le pacifisme porté par Romain Rolland. Mais pour s’en prévaloir elle a dû s’en donner les conditions. Parmi les conditions, celles d’un contrôle aux limites de l’espace Schengen. L’Europe a pris racine non dans le sol mais dans les esprits, ainsi son hymne (fruit de l’Histoire ) n’est autre que la musique écrite par Beethoven, la 9 ème symphonie dont l’interprétation de Fürtwangler en 1942 résume à elle seule l’Histoire de l’Europe.

 

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Méribel. Hiver 2016. Vue prise du Mont Vallon

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Panser, ou penser la démocratie ?

Comment soigner la démocratie française ? Soigner n’est pas guérir. Soigner signifie panser les plaies d’un pays lacéré par nombre d’attaques. On dénombre celles du terrorisme qui a ensanglanté la France en particulier depuis 2012. Ce terrorisme est le fruit d’une faille dans l’adhésion aux valeurs républicaines : ceux qui le revendiquent ne se reconnaissent pas dans le modèle  républicain.

Complexes sont les coups portés à la machine républicaine qui s’adossait jusque là à l’Etat, lequel s’adressait aux citoyens « égaux en droit » selon le principe affirmé dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en son article 2. La construction de l’Etat français s’est historiquement appuyée sur ce principe : l’Etat s’adresse non à des communautés, mais à des citoyens. Or l’avènement du communautarisme ces dernières années a changé ce dogme et et engagé une mutation. Peu à peu, les références identitaires religieuses ou ethniques se sont imposées. Dans les média, miroirs de la société, la présentation de chaque invité ou expert appelé à s’exprimer passe par l’identification de sa communauté :musulman, juif, chrétien noir, beur, blanc… Cette identification prévaut en préambule sur le fait d’être français, d’être un Français.

La fin de l’exception française ?

Cette mutation progressive  est liée au retour du religieux. Certains s’en offusquent après la laïcité  proclamée comme dogme immuable  depuis 1905 en France. Mais le réel s’impose à tous : l’Etat est laïque mais l’organisation de ses institutions se calque sur le religieux. La foi dans le politique vacille et dans le même temps le théologique double la voilure.  Toute la question est : qui vaincra dans ce combat ? Le système républicain est malmené et le rapport entre les individus et l’Etat  change de nature : il était jusque là une exception bien française, liée à une conception de l’Etat-Nation « un » face aux individus (individus sans référence à une communauté sauf la communauté française). Alors faut-il se laisser aller à la tentation communautariste comme les pays anglo-saxons ? A-t-on d’ailleurs véritablement le choix ?

 Ces questions illustrent une fracture  qui s’impose au sein de la société française : c’est l’identité même du peuple français qui est discutée comme fondement de la démocratie. L’identité devient la question centrale et les options politiques, à savoir l’affrontement gauche/droite, s’estompent. Ainsi, sur les prérogatives régaliennes de l’Etat comme la sécurité, il n’existe plus de clivage et le consensus est total si l’on excepte l’extrême-gauche qui ne veut plus gouverner. Il en est de même concernant le mariage pour tous qui appelle l’adhésion de tous hormis l’extrême-droite. En revanche, la question de l’identité -comme celle afférente de l’immigration- reste hautement sensible et suscite un questionnement continu et un déchirement frontal dans les opinions. Le livre de Finkielkraut « L’identité malheureuse » illustre parfaitement  cette fracture. Ce qui est intéressant, c’est ce discours de l’académicien qui rappelle dans une grande plainte que sa famille n’a eu de cesse de s’intégrer dans la nation française, y trouvant là une nouvelle forme d’identité. D’une famille juive d’Europe centrale comme il aime à le rappeler, Finkielkraut est ainsi un fils de la Haskala. Les traditions juives ont été perdues au profit d’une sécularisation bénéfique, les enfants de la Haskala s’étant intégrés dans le monde en occupant des charges honorifiques dans la République : professeur de philosophie à l’école polytechnique pour Finkielkraut. Lorsque le philosophe dénonce un communautarisme clivant au sein de la société française, il  condamne l’absence de volonté de copier ce modèle d’intégration républicaine qu’on adopté ses parents. Pour Finkielkraut, ce renoncement à cette identité primitive juive s’est fait dans le cadre de l’Etat moderne (au profit de la mère-Nation généreuse et adoptante) qui octroie des droits mais engendre aussi des devoirs. Aussi lui est-il difficile d’entendre les discours aujourd’hui de ceux qui refusent ce modèle d’intégration -d’autant qu’il n’est plus réclamé ce renoncement à l’identité primitive comme ce fut le cas jusque dans les années 2000. Cette identité primitive est revendiquée comme essentielle par les jeunes générations. Elle est même brandie comme un droit, le droit d’appartenir à l’une des  communautés dans un pays où n’était reconnue jusque là -ô spécificité française- que la communauté nationale. Cette identité primitive est le fruit de l’individualisme moderne que la « globalisation » amplifie.

Chronique d’un Etat qui passe…

Le processus d’individualisation s’aménage dans une société où l’Etat souverain revendique « le monopole de la contrainte physique légitime » selon l’expression weberienne. C’est en cela que l’on reconnait l’Etat moderne : en ce qu’il autorise les individus à être sujets de droit hors des communautés. Mais lorsque ressurgissent ces communautés avec le clanisme antique, il est temps de s’interroger sur l’affaiblissement de la souveraineté de l’Etat.