Jérémie Berrebi, a french story in B’nai Brak

Jérémie Berrebi ne touche pas terre. Est-ce parce qu’il a récemment baptisé sa nouvelle société de conseil « Magical Capital » ? Un nom qui augure bien des tours de baguette  magique dans l’univers des start up. Un nom prophétique pour désigner la dynamique nouvelle qui l’anime depuis qu’il a repris son indépendance. Après avoir investi pour Xavier Niel, avec lequel il a fondé Kima Ventures, une holding d’investissements high tech début 2010, il annonce voici quelques mois qu’il réorganise son fonds d’investissements cette fois-ci sans le patron de Free (aujourd’hui, Xavier Niel se lance dans une autre aventure avec Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, ils ont lancé Mediawan en Bourse ce vendredi)… En cette fin d’avril 2016, le voici dans son bureau à B’nai Brak, un bureau qui sent l’odeur du neuf.

« J’ai même fait poser des double-vitrages mais les klaxon s’entendent quand même », dit-il, interrompu par un bruit strident d’avertisseur qui le fait éclater de rire.

 

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Jérémie Berrebi, dans ses bureaux de Magical Capital avec Didier Long

Solide comme un roc, il fait même figure de Kotel pour les naufragés de la télévision publique qui viennent se lamenter mais aussi chercher de l’aide pour rebondir, tel Julien Lepers. L’ex-animateur de France Télévision est passé par là, dans ce même bureau il y a quelques jours.

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source

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B’nai Brak, le quartier ultra-orthodoxe de Tel Aviv

 

Article et Post en cours…

 

 

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François Hollande en Israël / au programme, guerre et paix

Le processus de paix

Alors que le processus de paix est encore dans l’impasse, même si des négociations de paix ont repris depuis 3 mois, le Président français entame aujourd’hui un premier voyage officiel en Israël. Il doit demain s’exprimer devant le Parlement israélien, à Jérusalem, et rencontrer Mahmoud Abbas afin d’  « encourager » les deux parties à trouver un compromis dans le conflit qui les oppose. A Ramallah, il devrait s’exprimer sur la colonisation juive et enjoindre les Palestinien à ne pas quitter la table des négociations  négociations discrètes mais officiellement reconnues. La France continue par sa voix diplomatique de préconiser une solution à deux Etats avec des garanties de sécurité pour Israël et des conditions d’exercice pour l’entité palestinienne.

Le nucléaire militaire iranien

Ce voyage a lieu à quelques jours de nouvelles négociations (le 20 novembre à Genève)  sur le programme nucléaire iranien, alors qu’Israël et les Etats Unis traversent une crise grave sur la question du  programme nucléaire de Téhéran. L’administration Obama souhaite un assouplissement des sanctions qui paralysent l’économie iranienne, alors que Netanyahu presse les pays occidentaux de refuser tout accord avec Téhéran sur cette question. Comme le souligne en substance Ovadia Sofer, ex-ambassadeur d’Israël à Paris, « la France est sur la même ligne qu’Israël  sur la question de l’Iran », soulignant les intérêts économiques français dans les monarchies arabes du Golfe qui se sentent menacés par Téhéran.

Coder pour se défendre

L’objectif est également de relancer les échanges économiques et commerciaux qui ne sont pas à la hauteur des relations diplomatiques entre les deux Etats, la France n’étant que le 11è fournisseur d’Israël. Alors que la délégation française comporte une quarantaine de représentants d’entreprises (Vinci, Alstom), des accords devraient être signés dans le secteur ferroviaire et dans celui des nouvelles technologies. Israël est devenu un centre de gravité du high tech. Il s’agit du pays qui a réussi à coter le plus d’entreprises au Nasdaq, hors USA. Ses compétences en biologie, chimie, aéronautique (Arianespace est du voyage ces jours-ci), électronique, Internet… intéressent la Chine qui y envoie ses meilleurs leaders économiques tel Levono, le plus gros fabricant au monde d’ordinateurs. Pour Zeev Gilkis, du Technion (le MIT israélien) à Haïfa, être à la pointe de la technologie est la conséquence de la décision politique de De Gaulle qui avait décrété en 67 l’embargo nucléaire, cela ayant poussé les Israélien à rechercher une indépendance  économique en s’impliquant dans la recherche technologique. Mais le hign tech israélien ne serait rien sans l’unité 8200.  Cette unité de l’armée là-bas est une branche du renseignement spécialisée dans le déchiffrage de codes. Coder pour se défendre, mais aussi pour le business : de cette équipe d’élite cachée dans le désert du Néguev ou dans un coin secret de Tel Aviv émergent de futurs chefs d’entreprise.

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Les 3 tours Azrieli du quartier d’affaires du District de Tel Aviv : tours carrée, ronde, triangulaire, novembre 2013

Dans le taxi à Tel Aviv

Ainsi Gil Shwed qui a créé Checkpoint, devenu l’un des leaders mondiaux de la sécurité informatique. D’autres businessmen viennent de la banlieue parisienne comme Jeremie Berrebi qui vit à Tel Aviv. L’homme dirige Kima Ventures, le plus gros fonds dans lequel Xavier Niel est également investisseur pour des start-up spécialisées dans les nouvelles technologies. Il développe également depuis plus d’un an KoolAgency, une agence de sites web. Lui qui a vécu entre Bastille et République  s’est installé dans la banlieue de Tel  Aviv, à Bnei Brak où il étudie le Talmud le matin avant de se consacrer au business l’après-midi, dans un pays où l’innovation est stimulée au plus haut niveau de l’Etat.

Capitalisme et religion : l’héritage de Max Weber

Lundi soir, le Club Oxygène invitait Didier Long à faire une conférence dans un lieu étonnant, à Levallois, en région parisienne. Didier Long, un  McKinsey &Company ( counselor to many of the world’s most influential businesses and institutions) who was a consultant at McKinsey France, Paris. Un dîner au service impeccable avec à table 25 entrepreneurs français à l’esprit acéré, et au menu l’hyper capitalisme et la globalisation. Quel avenir pour la France ? Quelle place demain pour les Français sur l’échiquier international ? Tous étaient des capitaines d’industrie aguerris, devant combattre au gré des marchés et de la concurrence pour défendre les fleurons de l’économie française.

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Parmi les convives, des patrons du Nord dont Jean-Paul Giraud, ancien Président de la FNAC et de Go Sport.

Les rapports entre économie et religion ont changé dans une globalisation où le religieux fonctionne en réseau sur la Toile. Nous ne reviendrons pas sur L’éthique protestante et le dogme de la prédestination (Calvin), servant de base à un ascétisme conforté par une foi justifiant une éthique. Les apports de Max Weber sur la compréhension de la spécificité de l’Occident ont servi de points d’ancrage aux questions d’aujourd’hui : quelle raison  pousse les hommes des sociétés occidentales à travailler (avec cette dimension de torture inhérente au travail, bien que ce dernier soit une valeur dans le monde capitaliste) ? Est-ce l’argent ? Est-ce la jouissance de posséder ? Pourquoi le capitalisme n’a-t-il pas pris racine dans le confucianisme, l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme ?

Judaïsme ancien

La thèse développée lors de cette soirée animée défendait l’hypothèse d’un judaïsme ancien où la figure des prophètes serait fondatrice, pour faire la genèse du rationalisme moral.  Mais comment continuer de faire prospérer la rationalité dans un contexte économique, celui de la globalisation, où progresse le religieux sous une nouvelle forme, l’islam ? Ainsi, les réseaux voient prospérer un Islam mondialisé, qui dans son rapport au capitalisme va se modifier. Quel est l’avenir de ce nouveau monde ? Si le religieux mène le monde capitaliste, comme l’affirme le conférencier, le capitalisme va-t-il changer et comment ? Après les affaires Enron et Goldman Sachs, dans un contexte religieux en transformation, quelles leçons peut-on tirer du passé pour éviter la catastrophe ? La crise de la morale peut laisser entrevoir une morale de la crise.

Addiction, maladie de l’homme moderne

Ce 21 mai 2013 avait lieu le lancement du livre sur les addictions publié par les éditions Michel Lafon et que nous avons co-écrit, Amine Benyamina et moi. Nous nous sommes rencontrés au cours d’un tournage que je réalisais pour le JT.Image

Sa famille est d’Oran. La mienne y a vécu, plus précisément à Sidi Bel Abbès, à 70 kilomètres au sud. On s’y rend par une belle quatre voies, une autoroute que j’ai empruntée maintes fois lorsque j’ai fait une coopération militaire en Algérie voici un peu plus de 25 ans. Mais ma famille alsacienne n’était dans la région que depuis 1871, lorsqu’elle avait refusé de devenir Allemande après la défaite de Sedan… Sidi Bel Abbès parce que mon  arrière-grand-père était officier de la Légion Etrangère, laquelle avait son siège à Bel Abbès.

Médecin psychiatre hospitalier, Amine Benyamina exerce dans l’équipe de Michel Reynaud, qui dirige l’unité d’addictologie à l’hôpital Paul Brousse. Le cocktail pour le lancement du livre avait lieu au Divan, la librairie des psy à Paris où de nombreux amis nous ont rejoints mardi soir.

La fin des Mots de Minuit

Philippe Lefait nous a confié que l’annonce de la suppression des Mots de Minuit était imminente. « Pour des raisons économiques, a-t-il précisé, la finance est mon ennemie… » avec son sourire de gentleman…

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Evelyne Goldmann, Patrice Pelé et Philippe Lefait de France 2

Parmi les visiteurs, Evelyne Goldmann, journaliste à la rédaction de France 2. Le visage d’Evelyne est proche de celui de Margueritte Duras qui m’est si chère ! L’auteure de l’Amant et du Marin de Gibraltar n’a-t-elle pas si bien dévoilé comme on se libère de soi-même ? Concernant Philippe Lefait dont l’émission disparaît donc malheureusement, depuis hier, une pétition est lancée pour soutenir Les Mots de Minuit… http://www.ipetitions.com/petition/dites-non-a-la-disparition-de-lemission-des/

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Professeur Amine Benyamina et Marie-Pierre Samitier

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Dans la librairie Le Divan, tout à fait par hasard, posé sur une pile, mon livre sur Israël que j’ai publié en 2010 : Au pied du mur (Bourin éditeur)DSCN0722

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Marie-Pierre Samitier et le Pr Pierre Taboulet, chef du Service des Urgences de l’Hôpital Saint-Louis à Paris

Antonietta, auteur d’un livre sur Freud en Italie est une héroïne à mes yeux. Dans son livre « Le jour où Lacan m’a adopté », Gérard Haddad la désigne par « A » ; tout au long des mésaventures du médecin psychanalyste et disciple de Lacan, elle se trouve emportée dans un vaste chaos dont elle saura s’extraire presque miraculeusement. DSCN0654

Antonietta Haddad et Marie-Pierre Samitier

Les 40 ans d’APAX Partners SA

Il me semble que Max Weber aurait aimé être là, au cœur du réacteur du capitalisme ! Apax Partners SA  fêtait ce jeudi soir 27 septembre ses 40 ans avec un peu de blues à l’âme parce que le temps passe. Le jazz était à l’honneur avec un concert à l’image du « captain » Eddie Misrahi (chairman), tout en finesse et en retenue.

Marie-Pierre et Didier Long

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Pour une fois, l’actualité n’était pas celle des marchés…