A propos mariepierresamitier

Le blog de Marie-Pierre Samitier

Salon du B’nai Brit à la mairie du 16e : retrouvailles à la Loge Ben Gourion

Aujourd’hui avait lieu le Salon organisé dans la mairie avenue Henri Martin.

image

C’est le lieu des retrouvailles …

image

Madame Hadjaj du B’nai Brit de Versailles, la rabbine Pauline Bebe…image

Didier Long, Gérard Haddad, Maxime Ouanounou

image

Publicités

Madame Butterfly ou l’Occident rêvé

imageimageIl faut se laisser porter par Puccini dans cette interprétation donnée au Théâtre des Champs Elysées à Paris cette saison. Il s’agit de la création qui avait enflammé les Chorégies d’Orange l’été 2016. La jeune fille japonaise de la cérémonie du thé est interprétée par Ermonela Jaho Madama Butterfly (Cio-Cio-San) avec délicatesse. Bryan Hymel Pinkerton joue à merveille le fat américain et l’on écoute Marie-Nicole Lemieux être l’ange gardien Suzuki avec ferveur.

Lors de sa première à la Scala en 1904, l’oeuvre avait été sifflée. On y avait vu une pâle copie de Tosca me semble-t-il… Mais aujourd’hui après un siècle d’histoire mondiale où l’Occident et l’Orient se sont affrontés et mêlés, l’histoire prend un tout autre relief. La légèreté de l’Américain venu en pays conquis dans l’immense pays du Soleil Levant aux traditions admirables s’exprime avec une ironie très juste. La trahison que vit la jeune fille de 15 ans incarne celle ressentie par tout un peuple ayant un sens de l’honneur unique au monde. Sa passion pour l’Occident la conduira au déshonneur, le plus grave qui puisse advenir au Japon.

 

Le génie de l’oeuvre est rendu ici avec finesse, sans céder à une dramaturgie excessive : la fin est toute en retenue. Lorsqu’elle attente à sa vie, tout est suggéré…

 

Comment l’alcool détruit la jeunesse…

Aujourd’hui paraît le livre coécrit avec Amine Benyamina intitulé « Comment l’alcool détruit la jeunesse ».

image

Prenons le taureau par les cornes : la pratique du binge drinking manifeste un malaise dans une société occidentale où la jeunesse se comporte de façon suicidaire. Pourquoi ? Les soirées entre jeunes ne sont que prétexte à se retrouver pour consommer des substances nocives comme les drogues et les alcools forts. Notre livre décrypte cette culture de l’alcoolisation qui détourne la tradition du ‘bien boire’ en France, issue de la culture de Rome. La libation romaine n’avait rien à voir avec ce comportement criminel favorisé par certains lobbies et des politiques privilégiant l’aspect économique d’un marché de l’alcool en progression.

Ces lobbies utilisent les petits producteurs de vin  comme cheval de Troie pour développer ce marché, prenant pour cible les Millennials. Face à cette méthode décrite dans notre livre -les mécanismes y sont analysés de façon rigoureuse, nous disons : « Il n’est pas question de préconiser d’arrêter de boire, en France, pays de la vigne et du vin.  Mais quel seuil est-il acceptable ? Quel risque chacun va-t-il prendre pour sa santé ? Boire de l’alcool, c’est un choix individuel de chacun et un risque car l’alcool est toxique, mais ce risque doit être pris en toute conscience de façon responsable : chacun doit connaître les conséquences du binge drinking et notre ouvrage s’emploie à les décrire ; peut-on accepter une culture de la banalisation de l’alcool quand on sait les impacts qu’ont ces beuveries sur la santé ?

Car le livre développe des éléments scientifiques récents et alarmants. Quelles conséquences précises aura le développement d’une telle pratique à long terme sur la santé de nos jeunes ?

La Corse de Pasquale de Paoli

Paoli avait été initié à la vie politique dès sa plus tendre enfance. Son père participait aux mouvements qui s’opposaient à l’emprise de Gênes, la Corse était le lieu d’une résistance qui avait commencé dans les années 1720.
image.jpeg

(Intérieur de la maison, Corse du Sud)

 

Me voici dans l’Ile de Beauté, comme chaque année éblouie par la force et la puissance de ces lieux.

 

Que ce soit au village au pied des monts …

image

… Ou en montagne, dans la forêt de l’Ospedale, les bergeries familiales :

image

Les mouvements rebelles prennent de l’ampleur et parmi les notables qui les dirigent se trouve Hyacinthe Paoli à partir de 1730. Lorsqu’ils seront vaincus par les Génois, il faudra que Hyacinthe Paoli s’exile en 1739 : il partira à Naples et emmènera dans son exil son plus jeune fils Pasquale. Ce dernier aura alors accès aux penseurs des Lumières, en particulier à la lecture de L’esprit des lois. Outre Montesquieu, Voltaire et Rousseau seront source d’inspiration pour lui. La suite, tout le monde la connaît : Paoli élabore un gouvernement démocratique et une constitution pour la Corse… Avant l’achat de l’Ile de Beauté par le royaume de France en 1768.

Les scientifiques nazis et la maladie de Lyme

La mystérieuse maladie de Lyme fait l’objet d’une excellente mise au point dans Le Monde daté d’aujourd’hui. Il y est fait état des plaintes des patients qui ont été déposées près le Procureur de la République.

image.jpeg

Le nouveau livre que j’ai publié ce jour chez Lemieux Editeur y est référencé et développe longuement la question de la judiciarisation de cette affaire qui est donc confiée au pôle « santé » du >Parquet de Paris. Le livre nous plonge également dans l’histoire de la Deuxième Guerre Mondiale, et plus précisément dans les laboratoires de recherche nazis…

Crise de la culture ?

Peter Sloterdijk dans son livre paru en septembre 2016 (Après nous le déluge… 1)  assure que « notre société est incapable d’assurer et d’assumer la transmission du savoir et de l’expérience depuis qu’elle a fait de la rupture le moteur de la modernité. Rompre avec le père, refuser tout héritage… nous englue dans le présent, mène aux pires catastrophes. » Il s’agit là d’une suite un plus diluée de « Règles pour le parc humain »  où il pleurait la fin de l’humanisme littéraire. Et maintenant il peste contre le « culte de l’ici-et-maintenant. Voilà selon lui le diktat du « jouir à tout prix » de l’instant, faisant fi du passé révolu et de l’avenir infigurable. C’est qu’il n’a déjà plus cette double définition  aristotélicienne de l’homme, qui accomplit sa « vocation » (ad vocare – et non « mission ») dans la faculté de parler et dans la participation à la vie de la polis : cette distinction entre les Grecs soumis aux lois de la Cité et les barbares régis par la violence. Les Grecs  conduisaient leurs affaires au moyen de la parole (vocare) et obtenaient ce qu’ils demandaient par la persuasion. En proposant une relecture de l’Histoire qui oublie ce point -à savoir la structure de pensée grecque du monde occidental-, Peter Sloterdijk nous renvoie dans ce dernier livre à un monde juif et chrétien. Parce qu’il est un monde profondément moral et spirituel au sens biblique (celui de la Révélation qui a structuré la pensée du monde occidental)…

 

 

1)Page 69 : « Sur les champs de la politique et de la culture moderne, on laisse s’échapper dans le monde toujours plus d’illusions, de concepts délirants et d’offres répondant à la propension que le public a pour le délire, que l’on ne pourra jamais en réintégrer dans des projets réalistes… »