Israël : une proposition de l’Autorité palestinienne bientôt présentée à l’ONU

Alors que les députés français ont voté mardi une résolution (non-contraignante) appelant à une reconnaissance de la Palestine, l’Autorité palestinienne continue de déployer l’offensive diplomatique amorcée ces derniers mois en misant sur l’ONU et le droit international. Les Palestiniens veulent soumettre au Conseil de sécurité de l’Organisation un projet de résolution réclamant la fin, d’ici deux ans, de  « l’occupation israélienne des territoires palestiniens. » Et ce malgré l’opposition américaine. Le texte devrait être présenté incessamment. En cas de refus, l’Autorité palestinienne a annoncé qu’elle sollicitera son adhésion à diverses organisations internationales, dont la CPI.  Ceci l’autorisera à engager des poursuites contre des responsables israéliens après les événements survenus à Gaza, en particulier ce mois de juillet 2014. Une option possible depuis  novembre 2012, date à laquelle l’Etat palestinien a été reconnu comme Etat non-membre  des Nations Unies. Le week-end dernier, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe réunis au Caire se sont mis d’accord sur, selon le communiqué,  « un plan d’action qui prévoit de soumettre une proposition arabe au Conseil de sécurité des Nations Unies pour mettre fin à l’occupation israélienne des territoires palestiniens ».   Les ministres arabes ont également annoncé « leur rejet catégorique concernant la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif. »

La mise en place d’une force internationale ?

L’ébauche du texte ferait également mention d’une force internationale en remplacement des soldats israéliens dans Jérusalem-Est et sur « tout le territoire occupé depuis 1967 », les conditions de déploiements de cette force devant être définies par les Nations Unies après l’adoption dudit texte.

Un contexte politique particulier en Israël

Ces événements ont lieu dans un contexte particulier. Mardi, le Premier ministre israélien a mis fin au gouvernement de coalition  en se séparant de ses deux ministres centristes, Yaïr Lapid et Tzipi Livni. Une crise qui est survenue autour du projet de loi qui prévoit de ne plus définir Israël comme un Etat « juif et démocratique » mais comme « l’Etat national du peuple juif » dans les Lois fondamentales, qui font office de Constitution.Cette loi si elle est adoptée fera primer le caractère juif de l’Etat sur son attachement démocratique. Benyamin Netanyahou veut désormais miser sur une coalition plus à droite. Les opposants du Premier ministre s’inquiètent d’une radicalisation qui peut accentuer l’isolement croissant que connaît le gouvernement israélien sur la scène internationale..

… et un contexte social particulier en France et en Europe

Ces événements politiques surviennent alors que l’antisémitisme connaît en France une résurgence incontestable. Lundi 1er décembre, un coupe de jeunes juifs a été agressé à Créteil. L’affaire a été très peu relayée dans les médias jusqu’au Twit de Manuel Valls. Le Premier ministre a dénoncé, jeudi 4 décembre 2014, « l’horreur de Créteil » après l’agression violente lundi contre un couple ciblé pour sa confession juive, soulignant sur Twitter que « la lutte contre l’antisémitisme est un combat de tous les jours ».

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