Soutine, le peintre qui défia les interprétations rabbiniques du Talmud

Il a peint sur les traces de Cézanne, dont les toiles sur la Montagne Sainte Victoire (Mont Venturi) n’ont rien à envier à celles des paysages de Céret. Car la peinture de Chaïm Soutine est sublime, à l’image de cet homme secret qui a grandi dans une misère inimaginable. Il est né en Lituanie en 1893 dans un petit village aux rues défoncées par le gel et la neige, les baraques y laissaient s’immiscer le vent glacial les jours de shabbat où il était interdit d’allumer le feu… Ici, le Talmud interdit toute représentation et le boucher du village le bat à coups de bâton lorsqu’à 17 ans il fait son portrait, dans ce schetel de Biélorussie d’où il part peu après pour faire les Beaux-Arts à Vilnius. Toute sa peinture lui ressemble, tourmentée, déséquilibrée et pleine de couleurs et de vie. C’est à Céret qu’il peindra les toiles qui lui ressemblent. Il faut se rendre au petit musée du bourg situé à deux pas de la Méditerranée et des Pyrénées et où il a vécu dans une extrême pauvreté quand il avait trente ans. soutine   Maisons penchées, platanes tourmentés, c’est sa chair qui figure dans ces toiles si singulières. Céret  Le bourg de Céret (Pyrénées orientales)musee Musée d’art moderne de Céret

toroTauromachie à Céret

déclarationdroitsLa géométrie de l’existence…

Il n’aime rien tant que déformer la géométrie de l’existence organisée par l’homme et que la vitalité vient bousculer. Soutine traverse les apparences et les façonne à son image.

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