Jeux vidéo… Dofus, League of legends, World of warcraft : par delà le bien et le mal

Dimanche dernier, la conférence que Pauline Bebe organisait portait sur les jeux vidéo. Cela se passait à la synagogue du 11 è arrondissement de Paris où officie la première femme rabbin de France, ‘Maison du judaïsme libéral’. Pauline Bebe avait 25 ans lorsqu’elle est devenue rabbin en 1990, affrontant à l’époque l’opposition farouche de certains. Pourtant, rien dans les textes fondamentaux du judaïsme n’interdit à une femme de devenir rabbin. J’étais invitée, avec Michael Stora et le rabbin Yeshaya Dalsace pour échanger idées et expériences sur la question des jeux vidéo.

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Ce qui est intéressant, ce sont les contraires : d’un côté le rabbin massorti Yeshaya Dalsace, homme nuancé et d’esprit indépendant, et Michael Stora, homme d’image, formé à l’école du cinéma devenu psychologue et fondateur de l’OMNSH (Observatoire des Mondes Numériques en sciences Humaines). Alors que Michael Stora défendait l’idée que la pratique des jeux peut faire du bien, au-delà de la caricature du jeu diabolisé, le débat portait sur les limites à poser à ces jeux qui sont sans fin, dans lesquels les adolescents se plongent des nuits entières. Le Centre d’analyse stratégique, organisme dépendant de Matignon, avait émis un rapport il y a 3 ans qui résumait les conséquences de pratiques abusives : « La pratique de certains jeux vidéo, jugés violents ou choquants, par des jeunes – public sensibles et fragiles – pose question. Ces contenus sont d’autant plus problématiques qu’ils font souvent l’objet d’une consommation solitaire, fragmentée, répétée et active, qui favoriserait une imprégnation plus forte et l’induction de comportements agressifs… »

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Le débat était animé par ma consœur Anne Gaël Attias de France 3. Le jeu vidéo est un antidépresseur… momentané. Il a un coût que les parents méconnaissent parce qu’il se dissimule souvent (hors prix d’achat, avec Audiotel) dans les factures de téléphone et les abonnements de portables, ou encore dans les montants des bilans de cartes bleues des parents… Ces derniers n’y voient goutte, certains se font abuser depuis longtemps pour la plupart. Mais près tout, les victoires virtuelles des enfants prodiges n’ont pas de prix…

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