Capitalisme et religion : l’héritage de Max Weber

Lundi soir, le Club Oxygène invitait Didier Long à faire une conférence dans un lieu étonnant, à Levallois, en région parisienne. Didier Long, un  McKinsey &Company ( counselor to many of the world’s most influential businesses and institutions) who was a consultant at McKinsey France, Paris. Un dîner au service impeccable avec à table 25 entrepreneurs français à l’esprit acéré, et au menu l’hyper capitalisme et la globalisation. Quel avenir pour la France ? Quelle place demain pour les Français sur l’échiquier international ? Tous étaient des capitaines d’industrie aguerris, devant combattre au gré des marchés et de la concurrence pour défendre les fleurons de l’économie française.

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Parmi les convives, des patrons du Nord dont Jean-Paul Giraud, ancien Président de la FNAC et de Go Sport.

Les rapports entre économie et religion ont changé dans une globalisation où le religieux fonctionne en réseau sur la Toile. Nous ne reviendrons pas sur L’éthique protestante et le dogme de la prédestination (Calvin), servant de base à un ascétisme conforté par une foi justifiant une éthique. Les apports de Max Weber sur la compréhension de la spécificité de l’Occident ont servi de points d’ancrage aux questions d’aujourd’hui : quelle raison  pousse les hommes des sociétés occidentales à travailler (avec cette dimension de torture inhérente au travail, bien que ce dernier soit une valeur dans le monde capitaliste) ? Est-ce l’argent ? Est-ce la jouissance de posséder ? Pourquoi le capitalisme n’a-t-il pas pris racine dans le confucianisme, l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme ?

Judaïsme ancien

La thèse développée lors de cette soirée animée défendait l’hypothèse d’un judaïsme ancien où la figure des prophètes serait fondatrice, pour faire la genèse du rationalisme moral.  Mais comment continuer de faire prospérer la rationalité dans un contexte économique, celui de la globalisation, où progresse le religieux sous une nouvelle forme, l’islam ? Ainsi, les réseaux voient prospérer un Islam mondialisé, qui dans son rapport au capitalisme va se modifier. Quel est l’avenir de ce nouveau monde ? Si le religieux mène le monde capitaliste, comme l’affirme le conférencier, le capitalisme va-t-il changer et comment ? Après les affaires Enron et Goldman Sachs, dans un contexte religieux en transformation, quelles leçons peut-on tirer du passé pour éviter la catastrophe ? La crise de la morale peut laisser entrevoir une morale de la crise.

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