Syrie : l’efficacité de la diplomatie russe

Le Conseil de sécurité de l’ONU va se prononcer cette nuit sur le projet de résolution exigeant de la Syrie la destruction des armes chimiques en sa possession. Ceci sans la menacer directement d’une intervention militaire. Voilà qui signe l’efficacité de la diplomatie russe, laquelle affirme « n’avoir rien cédé »… Le texte a été débattu hier soir par les quinze membres du conseil de sécurité. Si la résolution est ratifiée, la journée sera à marquer d’une pierre blanche, cet accord consacrant d’âpres tractations diplomatiques ces dernières semaines… en particulier entre la Russie et les Etats Unis.

Depuis le début du conflit syrien, en mars 2011, le Conseil de sécurité n’avait jamais réussi à s’accorder sur un texte, Moscou et Pékin ayant mis leur veto à trois reprises.

Israël : attention à ne pas aller vers un isolement diplomatique  

Avec ce vote, une nouvelle donne diplomatique se profile au M-O, Washington ayant dû marquer une certaine flexibilité dans les débats avec la Russie  concernant le dossier Syrien. Les Etats Unis auront à restaurer leur crédibilité dans le monde musulman, l’expérience irakienne et l’épreuve afghane ayant pesé dans l’affaiblissement de son crédit sur la scène internationale. Parallèlement, le nouveau cycle de négociations israélo-palestiniennes pourraient alors prendre un autre tour, Washington réclamant dans un tel contexte une certaine flexibilité diplomatique à Israël. John Kerry affiche sa volonté de discussion non sur le terrain de l’affirmation de différentes volontés, mais sur la base d’une convergence de pragmatismes. Les dernières directives européennes contre la colonisation pourraient conduire à un isolement diplomatique d’Israël. De son côté, l’Autorité palestinienne  (remise en cause par le Hamas et confrontée à une crise économique sans précédent) a tout intérêt à prendre en compte  l’offre américaine accompagnée d’une aide au développement de 4 milliards de dollars. Ceci pourrait peser dans l’élaboration d’un plan de paix pour l’un des plus vieux conflits du monde.

Alors que la reprise des négociations de Genève est prévue les 15 et 16 octobre prochains, le premier ministre israélien prône la plus grande fermeté face à l’Iran. Selon B Netanyahou, il faut être intransigeant avec « le pays qui arme le Hezbollah et le Hamas » et maintenir le veto absolu d’une capacité nucléaire militaire pour les Iraniens. Une intransigeance contrariée par la détente entre Washington et Téhéran.

 

MPS

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