Le Pape et les homosexuels ; le conflit israélo-palestinien : l’été de tous les miracles?

« L’homosexuel, qui suis-je pour le juger ? »,  dixit le pape François

Depuis hier les rédactions s’affolent autour de la petite conférence de presse informelle dans l’avion qui ramenait le pape François du Brésil : le chef de l’Eglise a prôné l’ouverture envers les homosexuels. « Qui suis-je pour juger ? » a-t-il dit dans un contexte très particulier qui n’est pas une parole magistérielle. Idem pour les divorcés pour lesquels il a affirmé qu’ « était venu le temps de la miséricorde ».

La loi

Rappelons la Loi qu’édicte la Torah dans le Lévitique XX/13 : « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. » C’est le texte le plus virulent concernant la condamnation sans appel de l’homosexualité dans la religion de la Révélation et repris par les autres religions monothéistes : christianisme et islam.

La doctrine

Au Vatican, l’homosexualité a toujours été condamnée mais il a établi une distinction subtile entre ce dogme et les individus qui en tant qu’homosexuels doivent être accueillis au sein de l’Eglise. les actes sont interdits mais les individus sont acceptés…  La nouveauté est la façon dont le pape l’exprime, qui est une manière claire de désavouer toute homophobie.

Les négociations de paix feront-elles un miracle ?

Dans le même temps, hier soir, les discussions ont été relancées entre Israéliens et Palestiniens à Washington, vingt ans après les accords d’Oslo. Les négociations étaient gelées depuis 3 ans, elles avaient capoté en septembre 2010 en raison de la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Parmi les points litigieux, la question de l’Etat palestinien, le gel de la colonisation et le statut de Jérusalem…

Négociateurs

Martin Indyk, ancien ambassadeur en Israël a été nommé par John Kerry pour superviser les pourparlers. Ancien conseiller de Bill Clinton pendant les négociations de Camp David en 2000. Côté Palestiniens, Saëb Erakat qui est de toutes les négociations depuis 1991, et la ministre de la Justice, Tzipi Livni pour Israël.  Celle-ci aura du mal à marquer sa préférence dans un cabinet très marqué à droite depuis les législatives de janvier dernier (son parti n’a obtenu que 6 députés sur 120!).

Après l’admission à l’ONU de la Palestine (138 « pour » et 8 « contre), et l’initiative de l’UE  excluant les territoires occupés de sa coopération avec Israël, l’Etat Hébreu souhaite donner une nouvelle impulsion aux négociations pour renouer le dialogue avec la communauté internationale…

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