Révolutions arabes, espoir ou danger ?

Les soulèvements populaires en Égypte et en Syrie ne présagent rien de bon pour Israël. L’Égypte, terre hostile depuis toujours pourrait-elle se doter d’un régime démocratique ? Les milieux aisés du Caire qui l’affirment représentent-ils l’ensemble des Égyptiens sous la coupe des Frères qui occupent le terrain ?

La Tunisie offre cependant un espoir très particulier. La révolution du Jasmin fait fleurir un débat inédit au Maghreb sur la laïcité. Le 3 mars dernier, la date d’élection d’une assemblée constituante a été fixée au 24 juillet au suffrage universel direct. Le débat a lieu en ce moment entre ceux qui souhaitent un État laïque et ceux qui appellent préserver le premier article de la Constitution. L’Article Premier stipule : la Tunisie est un État libre, indépendant et souverain ; sa religion est l’Islam, sa langue l’Arabe et son régime la République. Ainsi le texte constitutionnel est traversé de paradoxes, l’un de ces paradoxes étant la dualité normative du système juridique. La structure État/Islam génère cette dualité du fait même de la hiérarchie des normes (entre la règle positive et les principes religieux). Ainsi, le principe d’égalité des droits et le droit des successions discriminants pour les filles dans le Coran, illustre cette structure binaire, cette construction double puisque les articles 5 et 6 garantissent l’égalité entre citoyens et citoyennes…
La laïcité, question récurrente mais d’actualité, est-elle une condition de la démocratie ?

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