Au pied du mur (suite)

Fin mai 2009, Marie-Pierre Samitier part pour un voyage en Terre sainte. Nous la suivons avec un groupe de pèlerins américains sur cette terre chargée d’histoire et revendiquée par deux peuples et trois religions monothéistes.

À Jérusalem, Hébron ou Ramallah, nous visitons avec elle les lieux saints. Mais surtout nous découvrons un monde en guerre, où règne la peur, matérialisée par un gigantesque mur de béton. Nous assistons aussi, de l’autre coté du mur, à la tragique disparition des chrétiens d’Orient sur cette terre où est né le christianisme, alors que monte l’intégrisme religieux. Alors que le nom d’Israël est devenu maudit pendant que le monde occidental entretient une omniprésence de la Shoah au point qu’on pourrait la qualifier de « fétichisme » de la pensée contemporaine. La complexité du conflit sur place s’est transformée avec les paramètres qui sont désormais en place : le mur, la disparition des chrétiens d’Orient, la montée du messianisme et la disparition lente d’une conscience politique éloignée du religieux. Ce conflit n’exprime-t-il pas la contradiction fondamentale que connaît le monde occidental : déplorer la Shoah et haïr Israël ?

Au fil de ce voyage, Marie-Pierre nous montre que ce conflit est le nôtre. Comment, sans nous renier nous-mêmes, pourrions-nous laisser à l’abandon la terre de nos racines ? La terre où sont nées toutes les valeurs de notre civilisation –les notions de peuple, de justice, de liberté – et qui ne tiennent ici qu’à un fil. Pour combien de temps ?

Voyage culturel et géopolitique, le récit de Marie-Pierre Samitier est un plaidoyer pour la paix, hanté par une question : comment désamorcer le choc entre l’Islam radical et l’Occident ?

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3 réflexions au sujet de « Au pied du mur (suite) »

  1. bravo Marie-Pierre, tu es la meilleure!! (enfin, Didier n’est pas mal non plus);o))
    Tu me pardonneras l’absence totale de géopolitique dans ce commentaire, aussi inutile que sincère, sur un livre qui lui est aussi utile que pertinent et bien écrit.

  2. Je suis en train de parcourir le récit de ton périple nourri de tes nombreuses interrogations sans a priori. J’en savoure le style et la franchise. Merci, Marie-Pierre, de nous partager ta passion pour ce pays meurtri.
    Amitiés,
    Jacques T

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